Journalistes et attachés de presse : ce que révèle la nouvelle étude du SYNAP

Les relations entre journalistes et attachés de presse évoluent. C’est le constat dressé par la nouvelle étude menée par le SYNAP, en partenariat avec Data Observer et Augure, auprès de 257 journalistes. Une étude particulièrement intéressante parce qu’elle ne se contente pas de mesurer “l’état des relations” entre communicants et rédactions : elle met surtout en lumière les nouvelles attentes des journalistes dans un contexte marqué par l’infobésité, la transformation des médias… et l’arrivée massive de l’intelligence artificielle dans les métiers de l’information.

Chez Sonare RP, beaucoup de constats évoqués dans cette étude font écho à ce que nous observons quotidiennement sur le terrain. Derrière les chiffres, on voit surtout se dessiner une évolution profonde des relations presse : moins de volume, plus de pertinence. Moins d’automatisation aveugle, plus de qualité éditoriale.

Des relations toujours solides… mais plus exigeantes

Premier enseignement de l’étude : les relations entre journalistes et attachés de presse restent globalement positives. 69 % des journalistes interrogés les qualifient de “bonnes” ou “excellentes”.

Ce chiffre confirme que les relations presse conservent une vraie place dans le fonctionnement des rédactions. Les journalistes continuent de s’appuyer sur les communicants pour identifier des sujets, trouver des interlocuteurs ou accéder rapidement à certaines informations.

Mais l’étude montre aussi une évolution importante : les échanges deviennent plus sélectifs et plus exigeants. Les journalistes reçoivent moins de sollicitations qu’auparavant, mais attendent désormais des contenus beaucoup plus ciblés et utiles.

Autrement dit : envoyer beaucoup ne suffit plus. Et c’est probablement une bonne nouvelle pour le secteur.

Le ciblage devient plus important que le volume

C’est sans doute l’un des enseignements les plus marquants de l’étude. 84 % des journalistes interrogés demandent un meilleur ciblage des sollicitations, tandis que 72 % souhaitent des contenus moins promotionnels et davantage adaptés à leur ligne éditoriale.

Cette attente traduit une réalité que beaucoup de professionnels des RP connaissent déjà : les rédactions sont saturées. Entre les centaines de mails reçus chaque semaine et l’accélération des rythmes de publication, les journalistes n’ont plus le temps de trier des informations approximatives ou mal adressées.

Cela oblige les communicants à repenser leur approche. Les campagnes de diffusion “massives” perdent progressivement en efficacité au profit de stratégies plus ciblées, plus éditorialisées et plus personnalisées.

Chez Sonare RP, c’est une approche que nous privilégions depuis longtemps. Un bon fichier presse ne se résume pas à une accumulation de contacts : il repose sur une vraie compréhension des médias, de leurs formats et des sujets qui les intéressent réellement.

Le contenu éditorial reste le vrai facteur de différenciation

L’étude rappelle également un point essentiel : ce qui pousse un journaliste à ouvrir un mail RP reste avant tout… le sujet proposé. 60% des répondants indiquent que l’angle éditorial est le premier critère d’attention dans un email. C’est un rappel important à une époque où les outils automatisés permettent de produire du contenu très rapidement. La quantité ne remplace pas la pertinence.

Les formats les plus appréciés restent d’ailleurs les plus classiques : communiqués de presse, dossiers de presse, interviews et rencontres presse conservent des niveaux d’utilité très élevés auprès des journalistes.

En revanche, tout ce qui ressemble à du contenu trop marketing ou trop générique tend à perdre en efficacité. Les journalistes attendent des informations directement exploitables, claires, contextualisées et adaptées à leurs besoins éditoriaux.

Le retour du présentiel dans les relations médias

Autre enseignement intéressant : malgré la montée des outils digitaux et des échanges à distance, la relation humaine reste centrale dans les relations presse.

64 % des journalistes interrogés déclarent privilégier les rencontres en présentiel, contre seulement 11 % qui préfèrent les échanges à distance.

Les rencontres individuelles, interviews et conférences de presse physiques restent perçues comme les formats les plus utiles pour construire une relation de confiance durable entre journalistes et communicants.

Ce point est particulièrement intéressant dans un contexte où beaucoup d’échanges professionnels se sont digitalisés ces dernières années. L’étude montre finalement que plus les contenus deviennent automatisés et dématérialisés, plus la valeur du lien humain augmente.

L’IA : un outil accepté… mais sous surveillance

Impossible aujourd’hui d’évoquer les relations presse sans parler d’intelligence artificielle. L’étude du SYNAP confirme que le sujet est désormais central dans les rédactions comme dans les métiers de la communication.

54 % des journalistes jugent acceptable l’usage de l’IA dans les relations presse. Mais dans le même temps, 72 % considèrent qu’elle peut avoir un impact sur la crédibilité des contenus diffusés.

Plus encore, 81 % estiment qu’il est important d’indiquer lorsqu’un contenu a été généré ou assisté par IA.

Ce chiffre dit beaucoup de l’évolution actuelle du secteur : l’IA n’est plus rejetée, mais elle impose une nouvelle exigence de transparence.

Chez Sonare RP, on voit surtout l’IA comme un outil d’assistance capable de faciliter certaines tâches techniques ou rédactionnelles. Mais une stratégie RP efficace repose encore sur des éléments profondément humains : comprendre un média, sentir le bon angle, construire une relation de confiance ou adapter un discours à un contexte précis.

Et c’est précisément ce que confirme cette étude.

Une évolution plus qu’une rupture

Ce que montre finalement cette enquête du SYNAP, c’est que les relations presse ne disparaissent pas. Elles deviennent plus sélectives, plus qualitatives et plus exigeantes.

Les journalistes attendent :

  • moins de bruit,

  • plus de pertinence,

  • davantage de transparence,

  • et une vraie compréhension de leurs contraintes éditoriales.

Dans un environnement saturé d’informations et de contenus automatisés, la valeur ajoutée des relations presse repose plus que jamais sur la qualité du travail éditorial et sur la relation humaine.

Et c’est probablement ce qui explique pourquoi, malgré toutes les évolutions technologiques, les RP restent un levier aussi stratégique dans les stratégies de communication.

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